Ainsi s’exprime le 5 Juin 2012 Martin Wolf éditorialiste de la bible des financiers Anglos saxons , le Financial Times, repris chaque semaine par Le Monde : titre de l’article : Mais que veut donc l’Allemagne ?

Intéressant de voir grandir l’irritation des financiers Anglos saxons contre la politique déflationniste que l’Allemagne impose à l’Europe : «L’Allemagne… ne veut pas d’eurobonds, pas d’augmentation des fonds alloués au Mécanisme Européen de stabilité, pas de soutien collectif au système bancaire, pas de déviation du cap d’austérité budgétaire, pas de financement monétaire des états, pas d’assouplissement monétaire de la zone euro, pas de puissant boom du crédit en Allemagne… sept fois Nein » .

Ces thèses sont relayées par le duo Obama Cameron qui demande à l’Europe de se ressaisir.

Or poursuit Wolf « la zone Euro est aujourd’hui engagée sur la voie d’un éclatement auquel l’Allemagne ne montre guère de volonté de la faire échapper ».

On comprend l’inquiétude du capitalisme dominant, le capitalisme Anglo Saxon : L’éclatement de la zone Euro entrainerait une dépression qui les affecterait bien sur, et aussi qui affecterait l’Allemagne, qui comme le souligne Wolf « expédie 5% de ses exportations vers la Chine… et 42% vers la zone Euro ».

Surtout l’échec du capitalisme pour constituer l’Europe remet en cause le système capitaliste lui-même. Si on veut garder ce qu’a apporter de positif l’Europe : libre circulation, meilleure connaissance des citoyens européens entre eux, baisse des nationalismes et des conflits, une monnaie commune, l’heure de penser l’Europe sur une base différente, socialiste est venue.

Face à l’austérité allemande imposée à tous les pays et qui mène à l’échec, les Anglos Saxons prônent la fuite en avant : encore plus de dettes, faisons tourner la planche à billets, proposons des emprunts sur plusieurs générations, un troisième plan de relance de plusieurs centaines de milliards de $ (QE3 en discussion ) etc…

Il s’agit de divergences entre capitalistes, et très certainement de conflits d’intérêt, pour mener le monde : aucun ne va chercher la source de la crise, les causes de l’endettement, sur lesquelles nous reviendront dans un prochain billet.