Voila clairement dit que quelques soient les votes démocratiques il n’y a qu’une politique possible : celle des marchés financiers. Celle qui fait payer aux grecs les plus pauvres les risques financiers pris par les banques allemandes et françaises – et les profits qu’ils en ont tirés - en poussant aussi bien les privés à s’endetter pour construire des maisons ou acheter des Mercedes, que l’état grec  lui-même pour acheter des armes à ces mêmes fournisseurs, français et allemands. Etat Grec qui a le budget d’armement proportionnellement parmi les plus élevés du monde et apparemment les « réformes » et autres « mesures d’austérité » n’ont pas l’air de concerner ce budget!

Le 19 mars, 3 jours avant, l’institut allemand Hans Böckler avait révélé ce qu’avait donné le plan d’austérité, les réformes de la Troïka de 2008 à 2102. Les 10% de grecs les plus pauvres ont perdus 86% de leurs revenus, lorsqu’on monte de décile (de 10%) en décile vers les 10% les plus riches, les pertes diminuent et ne sont plus en remontant l’échelle des revenus respectivement que de 53%, puis 31% ? … puis 17% pour les 30% les plus riches. Pudiquement l’étude menée par un ancien conseiller du PASOK le parti socialiste grec, regroupe les 30% le splus riches, ne s’intéresse pas aux 1% ou aux 0,1% les plus riches, sans doute de peur de révéler qu’eux aussi ont augmenté leurs revenus comme dans la plupart des pays depuis 2008.

Nos experts économiques ne se précipitent pas pour nous expliquer par quel mystère tous les plans d’austérité mis en place partout dans le monde ont pour effet de partout augmenter les inégalités, de rendre les pauvres plus pauvres et les riches encore plus riches?

Mais Mr De Tarlé comme Madame Merkel ne devraient pas se réjouir autant de faire passer le peuple Grec sous leurs fourches Caudines. L’enseignement que les peuples peuvent en tirer est que si voter démocratiquement ne sert à rien, si tenter de respecter les règles du système financier est impossible sans aggraver encore la misère et les inégalités, c’est qu’il faut une révolution ! Cela devient une question de vie ou de mort pour les plus pauvres de NE PAS RESPECTER ces règles, il faut nationaliser ce système financier. Impossible dans le cadre d’une seule nation ? C’est donc qu’il faut le faire au niveau de l’Europe !