Les fichés S, qui sont 30 000 environ dont la moitié environ de radicaux islamistes (le reste ceux sont les ultra droite, ultra gauche, organisations étrangères, les Kurdes etc.) sont les personnes suspectées de créer un danger. Les propositions de la droite reviendraient à :

Interdire à la police de gérer un fichier des suspects et plus généralement supprimer la notion de suspect.

Et surtout instituer un état où des gens sont condamnés sans passer par la case justice, directement sur soupçons policiers, c’est clairement réclamer un état policier et sortir de l’état de droit.

Sous prétexte que quelques fichiers S sur 30 000, quelque chose comme 0,03 % commettent des attentats, on condamnerait sans jugement des dizaines de milliers de personnes. Comme des attentats sont aussi commis par des non fichés S pourquoi ne pas étendre le raisonnement à nous tous ?  condamnés en puissance. C’est la définition d’une dictature.

On devrait se réjouir au contraire qu’un auteur d’attentat était fiché S : c’est que la police a bien fait son travail ! Et s’inquiéter lorsqu’il ne l’était pas !

La remise en cause de l’état de droit dans ce domaine, remise en cause publique, assumée par des élus est une des manifestations de la volonté d’une fraction des dirigeants du système d’instaurer un régime « autoritaire », qui servirait aussi à combattre les revendications sociales et d’égalité que le mouvement des Gilets Jaunes ne fait qu’amorcer.

C’est pourquoi les communistes défendent les droits démocratiques et un état de droit, (même si ce n’est pas forcément celui qui existe !). C’est, au côté du soutien aux revendications d’égalité sociale, une composante essentielle de la lutte pour un monde meilleur.