• Pour que le ruissellement marche  il faut une concurrence à la baisse des impôts pour les plus riches, un dumping fiscal entre pays pour les attirer, avec en tête du dumping les USA (l'état du Delaware en particulier), la Grande Bretagne, les Pays bas, la Suisse, le Luxembourg (mesures prises par Junker, le président de la commission européenne, lorsqu'il en était le premier ministre), l’Irlande puis tous les autres paradis fiscaux.
  • Tous les pays qui ont pratiqué cette politique ont accru énormément les inégalités. L’assument ils Macron et Le Maire ? eux qui se félicitent par ailleurs que la France soit encore moins inégalitaire que les autres pays ? Se félicitant ainsi des effets de la politique de protection sociale qu’ils mettent par ailleurs en pièce ?
  • Ce n’est pas vrai que l’argent donné par l’état aux riches (argent collecté auprès des moins riches par les impôts et taxes) va d’abord aux investissements. L’ONG Oxfam dans une étude de Novembre 2018 montre que les profits des entreprises du CAC40 se répartissent aux 2/3 vers les actionnaires et moins d’un tiers vers les investissements, 5% allant aux primes salariales.
  • Les entreprises investissent plus dans le rachat de leurs propres actions pour faire monter leur cours que dans les investissements productifs proprement dit. C’est la raison pour laquelle l’industrie pharmaceutique par exemple ne produit plus de nouveaux médicaments performants depuis plusieurs années : les investissements se font dans le rachat d’action et le marketing au détriment de la recherche proprement dite. Plus généralement c’est l’explication de ce « mystère » qui intrigue les économistes libéraux : la productivité n’augmente plus dans le système capitaliste alors que le numérique devrait la booster.
  • Enfin et surtout la petite part des profits qui va réellement aux investissements le fait dans des domaines qui ne satisfont pas les besoins des gens. Dans le système capitaliste les secteurs les plus importants sont dans l’ordre décroissant : l’armement, la drogue, l’industrie du sexe. Les investissements orientés par la cupidité vont dans les secteurs où la rentabilité est la plus grande, même si cela est négatif pour le plus grand nombre : les secteurs ci-dessus mais aussi les industries extractives ou polluantes ainsi que, pour satisfaire les besoins des riches, le luxe, qui se porte toujours bien malgré la crise.

Le ruissellement,  la thèse fondamentale qui sous-tend la politique de Macron, pour l’essentiel ne marche pas, et quand elle marche c’est négatif !